Réussir son classement 5 étoiles avec les nouveaux critères 2026

Viser le 5 étoiles en 2026 exige une préparation sans faille : points clés du référentiel, exigences digitales et linguistiques, accueil, surfaces, et nouveautés du décret 2026 pour sécuriser votre renouvellement.

Obtenir (ou conserver) un classement 5 étoiles n’est plus seulement une question d’équipements “premium”. En 2026, la réussite se joue sur trois leviers : la conformité au référentiel, la qualité de service réellement démontrable (preuves, procédures, régularité) et la maîtrise des évolutions réglementaires qui sécurisent – ou compliquent – la décision, le renouvellement et la prorogation.
Le contexte est clair : le décret n°2026-14 du 14 janvier 2026 fait évoluer le cadre du classement des hébergements touristiques marchands, dont les terrains de camping et Parcs Résidentiels de Loisir, notamment sur la décision de classement, et les conditions de renouvellement/prorogation à partir du 1er septembre 2026.
Ce qui change en 2026 pour les campings et PRL : les points à anticiper
1) Une prorogation de classement désormais “encadrée”
À compter du 1er septembre 2026, la prorogation de validité n’est plus un “filet de sécurité” confortable : elle devient limitée au temps strictement nécessaire au renouvellement, avec une borne maximale (jusqu’à 6 mois après le 5e anniversaire du classement).
Implication opérationnelle : votre rétroplanning doit être calé très tôt (visite, corrections, dépôt, dossier complet), sinon vous vous exposez à une perte de classement.
2) Une compétence d’Atout France clarifiée (et plus exigeante)
Le texte précise qu’Atout France peut refuser le classement, même si l’organisme évaluateur a émis un avis favorable, à condition que la décision soit motivée.
Implication : la solidité de votre dossier (preuves, cohérence, traçabilité) devient aussi importante que la visite.
3) Définition et équipements : clarification utile (tentes, emplacements)
Le décret apporte des précisions, notamment sur la définition des tentes et certaines conditions d’équipement des emplacements.
Implication : pour les offres “insolites”, les tentes aménagées, les accueils de groupes ou certains montages démontables, il faut documenter clairement ce qui relève de la “tente” au sens juridique et ce qui bascule vers d’autres régimes.
Les fondamentaux du 5 * : ce que l’inspection va objectiver
Le référentiel Campings & Parcs Résidentiels de Loisir fixe des exigences et un système de points. En 5* le niveau attendu est celui de l’excellence !
Surfaces et confort : viser large (et le prouver)
Quelques repères qui “pèsent” en haut de grille :
- Surface moyenne des emplacements camping : la grille mentionne un objectif de 114 m² en 5* pour la surface moyenne (surface minimale de 80 m²).
- Pour les PRL, la grille fait apparaître des attendus allant jusqu’à 220 m² de surface moyenne en 5* avec une superficie minimale de 120 m².
Point de vigilance : ce n’est pas une promesse marketing. Le contrôle se joue sur plans, mesure de la réalité terrain, cohérence des chiffres déclarés.
Digital : réservation, responsive, contenus… (et langues)
En 5 étoiles, le “parcours client” commence avant l’arrivée. Le guide de contrôle précise notamment :
- possibilité de demande de réservation depuis le site,
- présence d’un module de réservation en ligne (réservation ferme avec confirmation),
- site responsive (“web adaptatif”),
- site disponible en 1, 2, puis 3 langues étrangères (exigences cumulables).
Accueil et langues : le 5* se joue aussi à la réception
Le guide encadre la vérification des compétences linguistiques de l’équipe d’accueil et prévoit des niveaux jusqu’à 3 langues étrangères dont l’anglais sur l’ensemble des « Shifts » et des modalités de preuve (CV, questionnement, procédures internes).
Pour l’accueil tardif/24h/24, la logique est la même : procédures, plannings, organisation réelle.
Étapes clés : une méthode “zéro surprise” pour atteindre 5 étoiles
1) Faire une auto-évaluation orientée 5 étoiles (pas un simple état des lieux)
Objectif : identifier les critères “bloquants” et ceux qui coûtent cher en points si vous les ratez.
Concentrez-vous d’abord sur :
- cohérence des surfaces, capacités, plans,
- propreté/entretien et conformité générale,
- digital & info client,
- accueil (organisation, langues, présence).
2) Mettre en place un système de preuves (le vrai accélérateur)
En 2026, avec une décision plus “juridiquement cadrée”, votre dossier doit être documenté :
- procédures d’accueil tardif, astreinte,
- checklists d’entretien,
- preuves de traduction, parcours de réservation,
- tableaux de surfaces et typologies.
3) Planifier la visite d’évaluation et gérer les écarts
Le guide rappelle le cadre de procédure : prédiagnostic saisi en ligne, visite in situ, puis certificat de visite renseigné sur la plateforme dans un délai défini après la visite.
Point clé : garder du temps pour corriger ce qui peut l’être rapidement (signalétique, affichages, preuves, éléments documentaires), et anticiper les investissements lourds (sanitaires, accessibilité, aménagements).
4) Sécuriser le renouvellement avant l’échéance (spécial 2026)
Avec l’entrée en vigueur au 1er septembre 2026 des règles de prorogation encadrée, vous devez viser :
- visite réalisée avant l’échéance,
- dossier complet prêt à être transmis,
- marge de manœuvre pour imprévus (météo, travaux, saisonnalité).
Conclusion : le 5 étoiles 2026 se gagne à la préparation (et à la preuve)
En 2026, viser le classement camping/PRL 5 étoiles demande plus qu’un “niveau d’équipement”. Il faut une démarche structurée, des preuves solides, et un calendrier maîtrisé, surtout avec les nouvelles règles de prorogation et une décision de classement mieux encadrée.
Sphinx Certification vous accompagne à chaque étape :
lecture du référentiel, auto-évaluation orientée 5*, sécurisation de votre dossier pour maximiser vos chances d’obtenir (ou conserver) vos étoiles, puis inspection.
